Si la libre manifestation des goûts de chacun était autorisée, la
vie de chaque jour, délivrée des mots d’ordre, offrirait plus
d’intérêt.
(Baronne STAFFE).
Notre manie pédantesque est toujours d’enseigner aux enfants ce
qu’ils apprendraient bien mieux d’eux-mêmes.
(J.-J. ROUSSEAU)
Il n’est pas bon de discuter avec les enfants, cela développe leur
esprit de contradiction et affaiblit l’autorité de l’éducateur.
(J. FIAUX)
La contradiction est, le plus souvent, une dépense inutile
d’énergie.
(J. FIAUX)
Les convenances, qu’on recommande aux enfants de respecter, sont des
règles très vagues qui ne sont jamais à leur convenance.
(Idem)
Il est aussi difficile de se défaire d’une habitude que de la
contracter.
(Idem)
L’être qui subit une habitude invétérée se sent comme emprisonné par
elle.
(Idem)
L’esprit doit constamment être tenu en éveil pour contrôler les
habitudes et conserver la direction de la vie.
(Idem)
Les habitudes font de l’homme un être figé, de moins en moins
capable d’évolution, de progrès.
(Idem)
La vertu ne peut bien se développer qu’en liberté.
(Idem)
Une certaine autonomie est indispensable au bon développement des
enfants.
(Idem)
L’école crée dans les individus une parfaite banalité de pensées.
(LE BON)
L’école détruit systématiquement l’originalité de la pensée et
l’indépendance du caractère qui sont les qualités du chercheur.
(OSTWALD)
À quoi pouvons-nous être utiles en sortant de ce temple de la
science : l’école ?
(TOLSTOÏ)
Il faut laisser à l’enfant la faculté de s’éduquer luimême.
(DE VIETINGHOF)
Le bonheur des enfants doit passer avant tout. Si l’étude doit y
porter atteinte, il faut la mettre de côté.
(COBBETT)
À l’instruction livresque il faut joindre l’expérience du travail,
dont une heure vaut souvent une année d’instruction scolaire.
(Idem)
On encombre le cerveau des enfants d’idées quintessenciées qui les
forcent à se mouvoir dans un monde chimérique.
(MOLLESCHOT)
Aimer son oeuvre, s’identifier avec ce qu’on fait, c’est le vrai
secret de la réussite.
(DECRESPE)
Pour réussir, il faut mettre à notre oeuvre tout notre coeur, notre
activité, notre courage et notre attention.
(J. FIAUX)
On persuade rarement un homme en combattant ses idées, il vaut mieux
entrer dans sa misère de voir pour y faire pénétrer la nôtre.
(Idem)
Pour réussir, n’attachons pas nos yeux aux échecs, ils nous
décourageraient.
(Idem)
N’attendons pas l’approbation d’autrui pour entrer dans la voie que
nous avons reconnue bonne.
(Idem)
Les écoliers étant tous différents par nature, il n’est pas
judicieux de les traiter tous de la même façon.
(ROORDA)
Le pédagogue accorde de l’importance à des choses qui n’en ont pas
pour le reste des mortels.
(Idem)
À quelques exceptions près, la contrainte est l’atmosphère ordinaire
d’une salle d’école.
(Idem)
La tâche habituelle de l’écolier est de formuler, dans une langue
qui n’est pas la sienne, les idées des autres.
(Idem)
Une éducation purement intellectuelle devient vite une cause de
décadence.
(LE BON)
Ce qu’on enseigne aux enfants, ce sont toujours des mots et c’est
merveille si ce peut leur être utile une fois dans la vie.
(J.-J. ROUSSEAU)
Plus on parle, moins on pense.
(MONTESQUIEU)
En tout travail il y a quelque profit, mais le babil des lèvres ne
procure que disette.
(SALOMON)
On se repend rarement de parler peu, très souvent de trop parler.
(LA BRUYÈRE)
La franchise ne consiste pas à dire tout ce qu’on pense, mais à
penser tout ce qu’on dit.
(LIVRY)
Que l’élève soit bien pourvu de choses, les paroles ne suivront que
trop.
(MONTAIGNE)
On donne dans les écoles une telle importance à des mots vides de
sens, qu’on a détruit en l’élève non seulement l’attention aux
impressions de la nature, mais la faculté de recevoir ces
impressions.
(PESTALOZZI)
Presque tous, nous sommes les esclaves des locutions.
(BALFOUR)
Quand on manque d’idées, on les remplace par des mots.
(Anonyme)
Quand on parle beaucoup on dit presque toujours ce qu’il ne faudrait
pas dire.
(CONFUCIUS)
Pense beaucoup, parle peu, écris moins encore.
(Anonyme)
Ne parlez que de ce qui peut être utile à vous et aux autres.
(FRANKLIN)
Que de gens ont des phrases sur tout et des idées sur rien.
(DE STAHL)
Si tu veux garder tes amis, garde ta langue.
(SOME ONE)
Pour exceller en quelque chose, il faut y prêter une persévérante
attention.
(CHESTERFIELD)
Ce que j’ai réalisé dans ma vie est le fruit de ma persévérance.
(STEPHENSON)
Le secret d’ennuyer est celui de tout dire.
(VOLTAIRE)
Nul n’est artiste du premier coup.
(ALAIN)
Le mauvais ouvrier se querelle souvent avec ses outils.
(DESJARDINS)
Plus un enfant est laissé à lui-même, plus il devient débrouillard,
plus il acquiert de présence d’esprit.
(J. FIAUX)
Plus que l’amour du bien, les récompenses sont le mobile des
actions.
(Idem)
Affecter une qualité, c’est déjà s’acheminer vers elle.
(BAUER)
Qui se fait plaindre se fait mépriser.
(CHATEAUBRIAND)
Nul n’est plus maître d’une parole échappée.
(Idem)
À qui n’a pas soif, ne versez pas à boire.
(Anonyme.)
On ne peut s’accorder au goût de tout le monde.
(Anonyme)
Le but de l’éducateur n’est pas de marquer un être de l’empreinte
d’un autre.
(FOX)
Éduquer, c’est faciliter le développement, les énergies de chacun,
intellectuelles et morales.
(Idem)
Le silence entre pour les neuf dixièmes dans la sagesse.
(BALZAC)
Nécessité est mère d’invention.
(Anonyme)
C’est en observant beaucoup qu’on apprend quelque chose.
(GRÉARD)
Les enfants ont plus besoin de modèles que de critiques.
(JOUBERT)
L’évolution a comme antagoniste l’habitude qui tend au maintien du
statu quo.
(SABATIER)
L’homme cherche à convaincre, la femme à persuader.
(BARRET)
Ce qu’on utilise est plus important que ce que l’on possède, ce
qu’on peut que ce qu’on sait, ce qu’on est que ce qu’on parait, ce
qu’on fait que ce qu’on dit.
(Anonyme)
Les biens et la fortune n’ont d’avantage que pour qui sait en jouir.
(MONTAIGNE)
Reconnaître une erreur est honorable, c’est réaliser un progrès.
(POPE)
La sagesse consiste à nous mettre en harmonie avec la nature des
choses.
(CHAVANNES)
N’avons-nous pas tous nos petites faiblesses ?
(GIRARDIN)
Ne discutez pas avec un grand parleur, c’est jeter du bois dans son
feu.
(L’ECCLÉSIASTE)
Prenez tout au sérieux, rien au tragique.
(FALGUERE)
Seuls, veillons sur nos pensées ; en famille, sur notre humeur ; en
société sur notre langue.
(Anonyme)
C’est peut-être par amour-propre qu’on aime tant les gens modestes.
(Anonyme)
L’éducation que l’on donne en devient une pour soimême.
(DU DEFFAND)